Message
par Vieux Fritz » jeu. 19 févr. 2026 06:03
Et voici la suite dans un style revisité par l' IA ...
Après ce premier éclat de fortune, nos cœurs, encore palpitants de l’émotion du succès, furent charmés d’entendre, dans la cour austère de la mairie, les accents martiaux d’une marche consulaire. Une fanfare de reconstituteurs en déployait les fastes, conduite par un tambour-major superbe, dont la haute stature et la canne ornée semblaient commander aux cuivres eux-mêmes. Ainsi la journée s’annonçait-elle sous des auspices dignes des plus belles pages de notre épopée.
Le général prussien, que l’on surnomme avec quelque ironie "El Creator", exhortait même ceux qui viendraient à me croiser à ne point se mesurer témérairement à l’Ogre ; qu’ils s’attachassent plutôt à disputer un nul glorieux, le temps que les autres coalisés pussent battre en détail ses maréchaux. Telle était sa prudence — ou sa crainte.
Nous déjeunâmes ensuite de quelques pommes de terre, escortées d’un jambon savoureux, cuit au feu de bois dans une large marmite du camp de la plaine des Noues. Le repas, simple et fraternel, fut égayé par la conversation des reconstituteurs, qui devaient, le soir venu, offrir au public les danses d’un autre âge — évocation qui n’eût point déplu aux lecteurs de Guerre et Paix.
Mais déjà l’heure pressait : il fallait reprendre les hostilités.
La Providence me favorisa de deux cartes de soutien pour notre camp ; je les remis à mes compagnons d’armes, ne conservant pour moi qu’un artifice plus ambigu : renforcer une batterie avec des pièces prises à l’ennemi, au prix d’une moindre précision. Un point de perte supplémentaire, mais une efficacité altérée — elle deviendrait mauvais tireur. J’en gratifiai la batterie de 6 de ligne : il n’était pas question d’amoindrir la Garde ni l’artillerie à cheval, qui se doivent de demeurer l’orgueil et le fer de lance de l’armée.
Nous marchions vers le sud afin de rallier le brave maréchal Ney, lorsque notre tête de colonne tomba dans une embuscade dressée par les Austro-Wurtembourgeois de Lucas. Un de ces hasards cruels où un dé capricieux livre l’initiative à l’adversaire, comme si le sort lui-même prenait parti.
Mais cette fois, la fortune varia. Lucas choisit le côté fermé et défensif du terrain, m’exposant aux feux de son artillerie sans m’offrir d’abri véritable. J’examinai le champ de bataille : sa ligne de communication, en position centrale, était protégée par un bois sur sa gauche ; en avant s’élevait une hauteur couronnée d’une chapelle ; sur sa droite, deux collines formaient un piédestal idéal pour ses batteries wurtembourgeoises. De mon côté, rien qu’une modeste auberge à un carrefour — maigre consolation.
Je résolus d’attaquer en échelon par ma droite, vers le bois. La Garde, appuyée par son artillerie et un hussard vétéran, bénéficierait de la protection du relief pour s’en emparer et menacer la ligne de communication ennemie. L’infanterie engagerait ensuite le centre, tenue légèrement en retrait afin d’obliger le coalisé à s’avancer ; les hussards de réserve attaché à l'infanterie viendraient flanquer la Garde. Quant à la division de cavalerie, elle soutiendrait l’aile gauche en s’engageant avec la plus grande mesure.
Lucas, pour sa part, lança son avant-garde — les trois armes réunies — sur son centre droit afin d’occuper les hauteurs et d’y asseoir ses batteries, tout en gardant en réserve deux régiments de cavalerie. Au second tour, deux divisions surgirent : trois régiments de cavalerie, sans appui d’artillerie, débouchèrent sur sa droite pour s’assurer le contrôle d'une route en direction du nord — objectif secret que nul marqueur ne révélait — tandis qu’une brigade de grenadiers autrichiens se glissait dans le bois pour barrer la route à la Vieille Garde, osant présenté une arme face à trois dans un contre bien téméraire.
Je m’attendais à voir fondre sur moi son avant-garde ; je me préparais à serrer les dents. Mais le coalisé préféra tenir les hauteurs. Il s’ensuivit une canonnade sévère, quelques escarmouches de tirailleurs, des chocs de cavalerie qui me furent favorables sans être décisifs. L’équipage du "Foudroyant" se porta en carré au débouché de la route, après que nos cavaliers eurent, presque miraculeusement, repoussé un adversaire plus lourd et plus aguerri, privant Lucas d’un objectif précieux.
Toutefois, c’est sur ma droite que se joua le destin. L’artillerie détela à courte portée du bois et entama son œuvre de ruine contre les grenadiers. Le tour suivant, le Wurtembourgeois engagea en soutien deux régiments de mousquetaires et une landwehr, qu’il précipita dans le bois pour échapper à la charge imminente des hussards, déjà en marche vers la ligne de communication.
Deux pertes couchées par la mitraille ; puis les vieux grognards de la Vieille s’élancèrent et percèrent les Hongrois, qui ne durent leur salut qu’à une retraite précipitée, évitant de peu la poursuite sur l’infanterie wurtembourgeoise. Celle-ci, avec les grenadiers autrichiens, abandonna le bois pour échapper à l’anéantissement. Dès lors, une suite de feux et d’engagements dispersés acheva de disloquer leurs forces, les contraignant à lâcher leur ligne de communication.
La bataille s’acheva sur une éclatante victoire de nos aigles, confortée par d’heureux succès français sur les autres théâtres d’opérations. Pourtant, les coalisés, opiniâtres, réduisaient peu à peu leur retard.
Au soir, notre position paraissait favorable, et l’inquiétude gagnait le camp adverse. Cette impression fut renforcée par notre passage à la plaine des Noues, où nous croisâmes une longue colonne de Russes, de Prussiens et d’Autrichiens s’écoulant en silence dans les rues de Montereau, emportant armes et bagages : trois pièces de 6 traînées par des fantassins harassés, des cantinières résolues, et jusqu’à des babouchkas tirant de frêles chariots chargés d’enfants de troupe.
Nous arrivâmes à temps pour assister, à la tombée de la nuit, aux exercices de quatre hussards dont les silhouettes se découpaient sur le ciel embrasé, tandis qu’éclatait le cri : « Vive l’Empereur ! »
Un parfum d’épopée flottait dans l’air, rappelant 1814 et ses six jours de gloire.
Mais demain serait un autre jour
"Quand mes soldats commenceront à réfléchir, aucun d'eux ne voudra rester dans les rangs."
Friedrich der Große