Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

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Sapeur
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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par Sapeur » dim. 15 févr. 2026 18:31

Après avoir été menée pendant 3 tours, la Coalition l'emporte à l'arraché à l'issue de la dernière partie par 1056 points contre 894 (pm : sur le scénario "Assaut" avec l'objectif de faire sortir les troupes du défenseur, les Coalisés, par leur point de communication ...) ... mais c'est tout de même "L'Empereur" (François qui jouait une armée Français 1814 Vieille Garde avec Napoléon en général en chef "stratège") qui l'emporte !!! :D

Encore bravo et merci aux 12 joueurs de ce tournoi pour leur présence, leur bonne humeur, leur fair-play et leur intérêt marqué à cette formule inhabituelle de tournoi 8-) ;)

Au plaisir de vous retrouver bientôt !!

Hervé

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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par LOLO » lun. 16 févr. 2026 13:00

Super tournoi bien organisé tant en amont que sur place.
Les repas étaient top, ah si, petit détail, il manquait du pain et des couverts adaptés :)

Du côté BE, et perso, en tant qu'attaquant au dernier scénario, c'est presque mission impossible d'éviter la retraite d'autant plus que le choix du terrain est en la faveur du défenseur, et cela crée aux résultats un écart de points abyssals et ce n'est pas faute d'avoir harcelé le défenseur :D

Par ailleurs, j'aurai une remarque non anodine, à savoir que quand on perd un général au combat qu'on soit doublement pénalisé, que le général soit remplacé, certes mais que le malus simultané soit appliqué, non. Il est plutôt rare qu'un général meurt avant tout mouvement mais plutôt dans la mélée. Dans ce cas, je ne pense pas que les soldats s'en apercoivent de suite et surtout dans le fracas de la bataille.
Cela demande un amendement à la régle !

Sinon bravo encore à Hervé et Lucas pour leur investissement, la encore et même avec les contraintes de provisoire et conscrits, ce fût une rude épreuve, cela mérite du respect.
Il faut parfois sortir de notre zone de confort aussi.

Je n'oublierai pas de remercier mes adversaires et l'ensemble de notre confrérerie dans cette épreuve.

Napololo

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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par SAR Joachim Ier » lun. 16 févr. 2026 16:53

D'abord, un grand merci aux organisateurs, Hervé (très patient pour les listes) et Lucas toujours aussi agréable. La salle était très bien, et les animations (concert, danse et défilés) bien venues :lol:
La logistique fut bonne (manquait un peu de pain, la base du régime du soldat napoléonien, et un peu de chauffage). Toutefois, c'était très d'époque, comme la météo!
L'enchainement des scenarios était plaisante bien que parfois complexe (dès la conception des listes). Les tables étaient variées et humides à souhait. Une réclamation, l'empereur était avantagé, car il avait des marins de la garde. :P
Enfin, merci à tous mes adversaires, patients et pédagogues.
"Faîtes vite et sabrez s'il le faut!"

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Vieux Fritz
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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par Vieux Fritz » mar. 17 févr. 2026 06:32

Un grand merci à Hervé et Lucas de nous avoir concocter un tournoi qui sort du format habituel et à l’association Coignet pour son soutien logistique et son Président que l’on n’aurait pas aimé rencontrer derrière un portail en 1815…et merci aux cantinières qui ont partagé l’esprit du bivouac à quelques hectomètres de cette belle salle du tribunal de l’hôtel de ville.

Le préambule nous a permis d’honorer la mémoire de Jean-Marc, l’un de nos compagnons de jeu qui nous attends maintenant de l’autre côté du miroir.

Tout d’abord, pour ce qui me concerne, j’ai apprécié le « tempo de la bataille » avec toutes les étapes à franchir pour arriver au dénouement. Un format de jeu à refaire et à enrichir.

1814 et ses 6 jours de gloire sont certainement les composantes essentielles pour fabriquer le creuset dans lequel Napoléon fondra sa légende. C’est cette période de son histoire militaire qui m’a toujours fait « frissonner » tant elle porte d’espoir, de misères et de chimères.
Ne pas rater le coche en choisissant le stratège pour piloter la liste que j’ai choisi de jouer (d’autant plus que Colin m’a fait une superbe scénette d’après le tableau de Meissonnier) était primordiale.

Bon, et après ? Entre la contrainte d’avoir une division de la vieille garde (condition sine qua non pour pourvoir choisir Napoléon à la tête de son armée) et le fait d’avoir 2 de reconnaissance pour pouvoir maximiser les chances d’avoir l’initiative avec 6, vous imaginez pour ceux qui ont constitué des listes françaises en 200 points en 1814 le tableau…

Le commandement ?
3 généraux mauvais, reflet de la lassitude dans laquelle les maréchaux étaient …

La cavalerie ?
4 cavalerie légères provisoires et un vétéran. Il ne fait pas bon rencontrer la cavalerie coalisée, surtout si elles portent des bottes fortes, des cuirasses ou des lances… Quant à manœuvrer on oubli !

L’infanterie de ligne ?
Hormis l’équipage du « Foudroyant » et une infanterie légère passé au travers de 1813, c’est l’indigence avec, en raclant les fonds de tiroirs des dépôts une ligne provisoire et deux pauvres conscrits médiocres de petite taille en sabots et sarrau avec un shako sur la tête et un « truc qui tire » quand ils ont apporté leur fusil de chasse, s'ils en ont un… Sinon c'est comme en 93, l'arme du vrai Français c'est la pique !

L’artillerie ?
Rien à dire avec une batterie de 6 à pied, une à cheval, que du classique.

La garde ?
Bon, après avoir contemplé le revers, là c’est l’avers de la médaille ! Une batterie à pied de 6 de la vieille garde, les braves gendarmes d’Espagne qui feront le service en tirailleurs, les vélites de Turin et de Florence réunis pour faire le plastron et le soutien du bataillon des grenadiers à pied, espoir suprême, mais surtout indéboulonnable (seulement 2 pertes reçu au maximum et un rendement coût/investissement à faire pâlir un trader).

La ligne de conduite ?
6 d’initiative pour espérer choisir le côté dans la grande majorité des cas (soit défensif, soit empêchant le coalisé de se déployer correctement). Le reste de l’armée pour gagner du temps et au mieux tenir pendant que la division à pied de la vieille garde frappe et pulvérise tout ce qui peut lui barrer la route jusqu’à la ligne de communication adverse ! L'Empereur pour compenser le peut de motivation de ses généraux a aller au combat.

Et maintenant, lever de rideau !

La première partie est en deux tableaux : reconnaissance par la cavalerie détachée pour cette mission de tous les points potentiels d'objectifs de la table, puis affrontement des avant-gardes.

Dominique et ses Russes vont donc être l'occasion d'ouvrir le bal !

Je remporte l'initiative et je choisi le côté fermé de la table en laissant à mon adversaire le plaisir de traverser l'un des affluent de la Seine. Dominique aligne une cavalerie bien supérieure en qualité à la mienne et le déploiement derrière le paravent fait que nous sommes à l'opposé l'un de l'autre.

Et nous allons assister à un grand balai dans le sens inverses des aiguilles d'une montre.,, C'est à celui qui rattrapera la queue de colonne de l'autre, ce qui donne l'occasion à ma cavalerie provisoire de parfaire son équitation. Point de combats et une stricte égalité au final de 6 objectifs reconnus sur 7 possibles de part et d'autre.

Nos avant-gardes vont donc pouvoir s'affronter et, au vu de l'égalité, nous nous en remettons au sort pour savoir qui choisira le côté de la marche de flanc. Dans le scenario, plus d'avantage du commandement à ce stade de la partie et la chance me sourit !

Je choisi donc d'envoyer sa cavalerie sur mon flanc gauche qu sera condamné à passer entre un bois, une église et un champ pour bien la canaliser et faciliter la défense en la gênant considérablement dans sa faculté d'enveloppement de mon armée.

En attendant le retour de nos cavalerie respectives, c'est nos avant-gardes qui vont ferrailler. Le Russe et son artillerie ne peuvent que traverser par un pont et Dominique choisi celui qui est le plus proche de sa cavalerie pour lui tendre la main et éviter la mienne qui lui tombera dans le flanc d'un moment à l'autre. Ayant deviné sa manœuvre, je fonce bille en tête avec un régiment de cavalerie provisoire qui est attaché à mon avant-garde ( doctrine tactique spécifique au Français) pour fixer la tête de colonne et le forcer à se déployer pendant que les marins soutenu par un conscrit et la batterie à pied de 6 marche au pas redoublé sur la route pour attraper sa colonne de marche avant qu'elle ne se déploie.

Sur sa gauche, les chasseurs russes vont s'emparer d'un champ clos et seront condamnés à y rester, car ma cavalerie de reconnaissance revient au grand galop pour l'empêcher de sortir de son abris et s'emparer du village qui doit certainement être l'un de ces objectifs.

L'équipage du « Foudroyant » culbute les mousquetaires en tête de colonne et tombent sur la batterie qui venait de se déployer pour chasser mes hussards. Les marins s'emparent des canons, privant Dominique d'artillerie.

Ma batterie fait demi tour et va soutenir mon bataillon d'infanterie provisoire qui tenait en carré une colline et une compagnie d'infanterie légère qui occupait l'église de part et d'autre du bois et du champ face aux cosaques, uhlans et cuirassiers qui débaroulent dans mon flanc. Pendant que deux régiment de chasseurs à cheval provisoires continuent de fixer les chasseurs russes, le hussard Jérôme Napoléon et le dernier chasseur accourent à brides abattues pour se retrouver à trois armes contre une et cantonner la cavalerie Russes en bord de table.

C'est la fin des 6 tours de jeu et le ratio des pertes et des objectifs tenus est largement en ma faveur. Le Russe se replie et il va falloir abandonner la poursuite des Russes pour se précipiter là où l'ennemi se montre.

Heureusement les des maréchaux engagés sur le front nous apprennent que notre camp a remporté cette première manche avec 3 victoires, un nul et deux défaites, prenant ainsi un petit avantage pour permettre aux Français de pouvoir donner l'assaut à la fin de la campagne ( et du dernier scenario concocté par les organisateurs).

La suite, à demain, si vous le voulez bien !
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sylvain31
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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par sylvain31 » mer. 18 févr. 2026 07:00

Merci Hervé et Lucas pour l'organisation du tournoi, vraiment un des meilleurs tournois auquel j'ai pu participer !
Et merci a tous mes partenaires de jeu avec qui j'ai pu croiser le fer, ou le dé, selon le point de vue :D

A très bientôt autour de nouvelles tables !

PS: garder un oeil sur la page des scénarios, des nouveautés à venir très prochainement...

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Vieux Fritz
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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par Vieux Fritz » jeu. 19 févr. 2026 06:03

Et voici la suite dans un style revisité par l' IA ...

Après ce premier éclat de fortune, nos cœurs, encore palpitants de l’émotion du succès, furent charmés d’entendre, dans la cour austère de la mairie, les accents martiaux d’une marche consulaire. Une fanfare de reconstituteurs en déployait les fastes, conduite par un tambour-major superbe, dont la haute stature et la canne ornée semblaient commander aux cuivres eux-mêmes. Ainsi la journée s’annonçait-elle sous des auspices dignes des plus belles pages de notre épopée.

Le général prussien, que l’on surnomme avec quelque ironie "El Creator", exhortait même ceux qui viendraient à me croiser à ne point se mesurer témérairement à l’Ogre ; qu’ils s’attachassent plutôt à disputer un nul glorieux, le temps que les autres coalisés pussent battre en détail ses maréchaux. Telle était sa prudence — ou sa crainte.

Nous déjeunâmes ensuite de quelques pommes de terre, escortées d’un jambon savoureux, cuit au feu de bois dans une large marmite du camp de la plaine des Noues. Le repas, simple et fraternel, fut égayé par la conversation des reconstituteurs, qui devaient, le soir venu, offrir au public les danses d’un autre âge — évocation qui n’eût point déplu aux lecteurs de Guerre et Paix.

Mais déjà l’heure pressait : il fallait reprendre les hostilités.

La Providence me favorisa de deux cartes de soutien pour notre camp ; je les remis à mes compagnons d’armes, ne conservant pour moi qu’un artifice plus ambigu : renforcer une batterie avec des pièces prises à l’ennemi, au prix d’une moindre précision. Un point de perte supplémentaire, mais une efficacité altérée — elle deviendrait mauvais tireur. J’en gratifiai la batterie de 6 de ligne : il n’était pas question d’amoindrir la Garde ni l’artillerie à cheval, qui se doivent de demeurer l’orgueil et le fer de lance de l’armée.

Nous marchions vers le sud afin de rallier le brave maréchal Ney, lorsque notre tête de colonne tomba dans une embuscade dressée par les Austro-Wurtembourgeois de Lucas. Un de ces hasards cruels où un dé capricieux livre l’initiative à l’adversaire, comme si le sort lui-même prenait parti.
Mais cette fois, la fortune varia. Lucas choisit le côté fermé et défensif du terrain, m’exposant aux feux de son artillerie sans m’offrir d’abri véritable. J’examinai le champ de bataille : sa ligne de communication, en position centrale, était protégée par un bois sur sa gauche ; en avant s’élevait une hauteur couronnée d’une chapelle ; sur sa droite, deux collines formaient un piédestal idéal pour ses batteries wurtembourgeoises. De mon côté, rien qu’une modeste auberge à un carrefour — maigre consolation.

Je résolus d’attaquer en échelon par ma droite, vers le bois. La Garde, appuyée par son artillerie et un hussard vétéran, bénéficierait de la protection du relief pour s’en emparer et menacer la ligne de communication ennemie. L’infanterie engagerait ensuite le centre, tenue légèrement en retrait afin d’obliger le coalisé à s’avancer ; les hussards de réserve attaché à l'infanterie viendraient flanquer la Garde. Quant à la division de cavalerie, elle soutiendrait l’aile gauche en s’engageant avec la plus grande mesure.

Lucas, pour sa part, lança son avant-garde — les trois armes réunies — sur son centre droit afin d’occuper les hauteurs et d’y asseoir ses batteries, tout en gardant en réserve deux régiments de cavalerie. Au second tour, deux divisions surgirent : trois régiments de cavalerie, sans appui d’artillerie, débouchèrent sur sa droite pour s’assurer le contrôle d'une route en direction du nord — objectif secret que nul marqueur ne révélait — tandis qu’une brigade de grenadiers autrichiens se glissait dans le bois pour barrer la route à la Vieille Garde, osant présenté une arme face à trois dans un contre bien téméraire.

Je m’attendais à voir fondre sur moi son avant-garde ; je me préparais à serrer les dents. Mais le coalisé préféra tenir les hauteurs. Il s’ensuivit une canonnade sévère, quelques escarmouches de tirailleurs, des chocs de cavalerie qui me furent favorables sans être décisifs. L’équipage du "Foudroyant" se porta en carré au débouché de la route, après que nos cavaliers eurent, presque miraculeusement, repoussé un adversaire plus lourd et plus aguerri, privant Lucas d’un objectif précieux.

Toutefois, c’est sur ma droite que se joua le destin. L’artillerie détela à courte portée du bois et entama son œuvre de ruine contre les grenadiers. Le tour suivant, le Wurtembourgeois engagea en soutien deux régiments de mousquetaires et une landwehr, qu’il précipita dans le bois pour échapper à la charge imminente des hussards, déjà en marche vers la ligne de communication.

Deux pertes couchées par la mitraille ; puis les vieux grognards de la Vieille s’élancèrent et percèrent les Hongrois, qui ne durent leur salut qu’à une retraite précipitée, évitant de peu la poursuite sur l’infanterie wurtembourgeoise. Celle-ci, avec les grenadiers autrichiens, abandonna le bois pour échapper à l’anéantissement. Dès lors, une suite de feux et d’engagements dispersés acheva de disloquer leurs forces, les contraignant à lâcher leur ligne de communication.

La bataille s’acheva sur une éclatante victoire de nos aigles, confortée par d’heureux succès français sur les autres théâtres d’opérations. Pourtant, les coalisés, opiniâtres, réduisaient peu à peu leur retard.

Au soir, notre position paraissait favorable, et l’inquiétude gagnait le camp adverse. Cette impression fut renforcée par notre passage à la plaine des Noues, où nous croisâmes une longue colonne de Russes, de Prussiens et d’Autrichiens s’écoulant en silence dans les rues de Montereau, emportant armes et bagages : trois pièces de 6 traînées par des fantassins harassés, des cantinières résolues, et jusqu’à des babouchkas tirant de frêles chariots chargés d’enfants de troupe.

Nous arrivâmes à temps pour assister, à la tombée de la nuit, aux exercices de quatre hussards dont les silhouettes se découpaient sur le ciel embrasé, tandis qu’éclatait le cri : « Vive l’Empereur ! »

Un parfum d’épopée flottait dans l’air, rappelant 1814 et ses six jours de gloire.

Mais demain serait un autre jour
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Bourgelat
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Re: Tournoi de Montereau - 14 & 15 février 2026

Message par Bourgelat » jeu. 19 févr. 2026 14:23

Merci à tous d'être venus au tournoi et de vous être prêtés à son format que nous souhaitions novateur ! Plus particulièrement merci à mes 4 adversaires pour ces parties à la fois plaisantes et intéressantes, permettant toujours de voir de nouvelles manières de jouer, et surtout de nous retrouver pour partager ce hobby. Le cadre cette année était particulièrement agréable, ayant une salle quasiment réservée pour nous tout en restant à proximité d’autres événements de la commémoration, ainsi qu’un repas que la troupe de l’époque nous aurait envié.

Au sujet des scénarios, plus particulièrement le dernier et ses résultats plus déséquilibrés que les autres manches, nous avions eu des cas de figure similaires lors des premières parties de tests avec père (mon idée initiale était même de le faire en 5 tours ! A l'évidence, dès le premier test, ce n'était pas adapté) : une retraite en bon ordre sur toute la largeur de la table, offrant un net avantage au défenseur, et un attaquant un peu trop loin pour atteindre la ligne de communication.

La première modification avait donc été de restreindre les points de victoire de retraite du défenseur à la seule ligne de communication ; puis lors des tests suivants, en nous forçant à jouer plus agressivement quand nous étions dans le rôle de l'attaquant (pas d'ordre manœuvrer, foncer tout droit dès le premier tour, n'essayer un mouvement tournant qu'avec le différentiel de troupes permis grâce aux 53 points en réserve du défenseur), les résultats devinrent bien plus équilibrés (et mes Wurtembergeois à l'échauffement ont même, une fois, démoralisé une liste de Vieille Garde !). Après tout : "la tactique, c'est 10 contre 1 et par derrière ; le reste n'est que littérature".

Je pense donc qu'il s'agit d'un scénario qui n'est pas simple puisqu'il force à ne PAS être prudent, ce que nombre d'aspects du jeu incitent habituellement à faire : toujours surveiller ses flancs, ne pas engager de choc défavorable au risque d'être en désordre au tour de l'adversaire, s'arrêter après avoir sécurisé quelques objectifs puisqu'il suffit d'en contrôler 4 sur 6 pour obtenir un différentiel de 10 points de victoire... autant de précautions que ce scénario asymétrique laissait de côté !

Autre contrainte qui a pu rebuter certains : les listes imposées, avec évidemment un choix unique pour l'Empire... quoique la liste Français 1814 est riche en options et a permis des armées variées sur nos tables ! La règle du "50% provisoire" est évidemment la plus contraignante, surtout si on a l'habitude de jouer des armées de moral correct... Mais c'est 1814 ! Et parmi les unités respectant cette contrainte se trouvent des troupes de bonne qualité comme les conscrits de la Jeune Garde et les cuirassiers provisoires... ce qui n'a pas échappé aux joueurs Empire, qui ont déployé des armées parfois bien décidées à ne pas nous laisser avancer vers Paris !

Quant au budget variable pour chaque scénario, les valeurs de 36 et 77 avaient été retenues car elles permettaient, pour chacune des 6 listes du thème, d’avoir toujours plusieurs options de composition (par exemple pour les 36 points : 3 unités de 12 points chacune, ou 3 de 10 et 1 de 6, etc.). D’autres modulations de budget et de règles spéciales sont évidemment possibles, et ceux qui le souhaitent sont évidemment libres de reprendre ces idées et de les retravailler pour des variantes qui leur conviendraient mieux, que ce soit pour de futurs tournois ou des parties amicales !

Par ailleurs, toujours au sujet des listes, il était très satisfaisant de voir des armées variées : côté Empire la Vieille Garde, la Jeune Garde et la ligne ; côté Coalition les trois nations majeures et pour ma part le Wurtemberg, Montereau oblige ! C’était ça ou le corps de Pajol, mais la Garde Nationale ne m’attirait pas beaucoup, après un autre tournoi à la tête d’une armée riche en Milice... j’en profite pour adresser au FeldMarschall "der Kreator" la suggestion que les unités de Milice coûtent 2 points de moins que la Ligne : reprenant l’exemple de la Garde Nationale, elle ne fait économiser qu’un petit point de budget par rapport aux provisoires L2 pour se voir affligée de tous les maux de la Milice, à savoir la faible cohésion, les malus au feu de salve, au choc en tenant sur place, au test de manœuvre et, comme pour beaucoup d’autres Milices, la doctrine d’ordre profond là où le reste de l’armée manœuvre en ordre mixte !

Enfin, à l’instar de François qui a commencé la narration de sa brillante campagne, je vais essayer de dessiner une sorte de carte opérationnelle reliant les batailles que nous avons disputé tous ensemble ; sans aller jusqu’à écrire un récit aussi riche que ceux de l’Empereur, je tâcherai d’ajouter un petit résumé de chaque bataille reportée sur cette carte, alors n’hésitez pas à relater ici les événements marquants de vos parties ! Prise de ligne de communication, carte rouge ou bleue se révélant particulièrement utile ou néfaste, ou encore général en chef tombant au tour 3 à la tête de ses grenadiers hongrois sous la mitraille des 12 livres de la Vieille Garde (le prince de Wurtemberg aura effectivement vécu un bien triste sort...)

Encore merci à tous d’avoir participé, et au plaisir de vous revoir lors des prochains tournois !
Artiste vétérinaire

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